Des Ponts en Scène

 

 

De ses affluents grossie
Venus rejoindre son lit
La voilà maintenant prête
A vivre un temps de fête

 

La plus belle ville du monde
Où séjourne la Joconde
Attend ici devant elle
Drapée d’or et de dentelle

 

Des méandres jusqu’aux îles
Elle obtiendra droit d’asile
Pour se frayer un chemin
A travers l’espace urbain

 

Entre les murs et sous les ponts
Ceux qui séparent ou qui relient
Tout au long des quatre saisons
Elle va couler le jour la nuit

 

Depuis le bien nommé Amont
Jusqu’à celui qui est Aval
Au fil du lit ce sont des noms
Chargés d’histoire en diagonale

 

Tolbiac Arcole ou Austerlitz
Autrichiens ou Romains et Fritz
Objets de combats à la pelle
De soldats manquant à l’appel

 

Bien plus glamour le pont des Arts
Foulé par tous les gens qui s’aiment
Venus ici pour un rancart
Quitte à finir sur un dilemme

 

Rendons hommage au plus ancien
C’est du Pont Neuf dont il s’agit
Premier du genre à n’être rien
Que simple ouvrage sans ses abris

 

Plus de trois lieues pour ce périple
Tout au long des berges de Seine
Qu’après recherche des condisciples
Prend fin l’histoire des ponts en Scène

 

 

 

© Pierre Couchard

 

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