Sapiens

 

 

Depuis la nuit des temps
L’être humain n’a cessé
De vouloir dominer
Son environnement.

 

Tant qu’il était Néandertal
A la planète n’a fait grand mal
Chasse et cueillette au quotidien
Lui suffisaient pour son maintien.

 

Puis Sapiens partout répandu
S’est épris d’horizons nouveaux.
Fort d’un cerveau devenu gros,
Du futur, en dompteur s’est vu.

 

Plutôt calme pendant longtemps,
La progression fut assez sage
Avec nature en bon ménage
Même s’il y eut des guerres souvent.

 

Jamais autres qu’Homme n’en pâtirent :
Pas plus sur terre qu’en mer ou air,
du chaud été au froid hiver,
Nul ne voyait planer vampire.

 

S’il est un fait bien établi,
Que dès que l’on est plus de deux,
Se compliquent les règles du jeu,
De dérives point est-on surpris.

 

Avec les grandes découvertes
C’est aux travers la porte ouverte.
Le pire étant l’appât du gain
Qui catalyse les margoulins.

 

De cela narrer tous les faits,
Bien trop de temps il nous faudrait.
Contentons-nous des plus récents,
Qui nous concernent évidemment.

 

Comme il en est pour les planètes,
Qui ont besoin d’alignement,
Ainsi en est-il tout autant
Pour qui de principes ne s’embêtent.

 

Ils sont banquiers, industriels,
Personnes publiques, communicants,
Se piègent eux-mêmes dans leurs plans,
Machiavéliques ou démentiels.

 

Fleurant au départ la vertu,
Par eux âprement défendus,
C’est bien avant le terminus
Qu’ils prennent la forme d’un virus.

 

Entre amas d’avoirs pour les uns
Et pour les autres soifs de pouvoir,
C’est un bien funeste destin
Vers lequel nous risquons de choir.

 

Alors qu’ils sont nos capitaines
Qui devraient se soucier du large,
Seul intérêt est leur bedaine
Pourtant trop souvent en surcharge.

 

Arborant statures de sauveurs,
Ils seraient plutôt des corsaires :
Aussi vils au corps qu’une tumeur
Ou bien pire encore un cancer.

 

Du tabac aux médicaments
Sinon des graines aux aliments,
Aucun secteur ne leur échappe,
Partout excellent leurs chausse-trappes.

 

Si la responsabilité
En très grande partie leur incombe,
Ne pas cependant oublier
Qu’on n’est pas ici que Colombes.

 

Douce vie, confort et plaisir
Ont rendu notre quotidien
Si plaisant que sans son maintien,
La vie deviendrait un martyre.

 

Cet idéal est mauvaise pente.
Pour nos enfants c’est criminel !
Ces élites qui nous trompent et mentent
Ne doivent plus servir de modèles.

 

A nous de retrouver sagesse,
Se libérant du matériel
Bien trop souvent superficiel,
Pour se bâtir une forteresse.

 

Forêts et poissons et oiseaux
Ainsi que tous les animaux
Pourront de nouveau prospérer
En terre nouvellement apaisée.

 

L’ayant mise un temps en péril
Sapiens pourra s’enorgueillir
De revivre à la terre offrir.
Vaut bien d’oublier son nombril !

 

 

©  Pierre Couchard

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