Théoriquement

 

 

Théoriquement . . .
Vous pourriez effectivement
Échapper à toute poursuite,
Qui deviendrait, de fait, fortuite.

C’est avec grand art et soin,
Sans pour autant faire trop de foin,
Que vous avez pris vos devants,
De vos arrières vous protégeant.

 

Théoriquement . . .
Nous serons tous bien morts avant
Que puissent être ouverts les dossiers,
Restés prudemment classifiés.

Pouvez donc sur vos deux oreilles
Dormir du plus profond sommeil,
Compter sur les honneurs des vôtres
En échange de vos patenôtres.

 

Théoriquement . . .
S’il ne survient de changements,
Qu’iraient jusqu’à remettre en cause
Vos mise(s) en scène de virtuoses.

Des rebonds se sont déjà vus :
Ce qui avait été prévu,
D’un coup capote, sans crier gare,
En laissant plus d’un l’œil hagard.

 

Théoriquement . . .
Quand se met à tourner le vent,
Il peut vite devenir tempête,
Transformant fayots en girouettes.

Abandonnant force et courage,
Pris de panique face au carnage,
On vous voit bien vous débiner
Par peur d’être guillotinés.

 

Théoriquement . . .
L’histoire est un recommencement.
Comme notre bon roi à Varennes
Qui n’eut, faut dire, bien peu de veine,

Mais il y eut, plus près de nous,
Quelques affreux mafieux ripous,
Passant sous les fourches caudines,
Qu’ont fait bien plus que triste mine . . .

 

 

©  Pierre Couchard

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