Cap au plus loin
A force de détours
Justifiant l’injustifiable
Las de tous ces discours
Aux relents insoutenables
Ils hissèrent la grand voile
Et mirent le cap au plus loin
Là où leur bonne étoile
De leur santé prendrait soin
Enfin le silence du large
Une fois les amarres larguées
Prièrent que les vents se chargent
De toujours les accompagner
Il leur fut longtemps nécessaire
De respirer profondément
Humant les embruns salutaires
Qui serviraient de combattants
Pour chasser toutes les misères
Qu’ils avaient gardées en dedans
La meilleure idée qu’ils ont eue
Pour fuir de la terre le naufrage
C’est bien d’en mer être venus
Emportant armes et bagages
Délestés de tout superflu
Amassé depuis leur jeune âge
Comme un ciel d’orage noir et lourd
Qui se répand sur la campagne
Ceux qui prévoient les derniers jours
Juchés sur leurs mâts de Cocagne
Pillent les sans-dents tels des vautours
Au point de les conduire au bagne
Bien trop peu de ces malheureux
Ne savent assez tôt se méfier
De tous ces projets scandaleux
Rêvés par les grands argentiers
Dont le seul et unique vœu
Est de se voir heureux rentier
Ainsi finit le scenario
Comm’ la grenouille dans son bocal
Pourtant intrépide bestiau
Qui malgré le chaud ne détale
Pensant qu’il serait bien idiot
Pour l’instant de se faire la malle
Peu sont ceux qui s’enfuient à temps
Abandonnant tout leur confort
Le choix est loin d’être évident
Malheureusement ils risquent fort
De faire partie de ces vivants
Qui n’auront plus qu’un triste sort
© Pierre Couchard
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