Aux Abois et Corrompu
Le pouvoir paraît perdu.
Seuls, dit-on, les imbéciles,
Pour ne changer d’un décile,
La moindre idée saugrenue
Qu’à l’esprit leur est venue.
Quelles forces donc les animent ?
Dans leurs bottes face à l’abîme,
Droits, comme si de rien n’était
Et toute critique récusaient !
Quels marchés et quelles puissances
Pour conclure quels types d’outrances ?
Poignée de hauts fonctionnaires
Déguisés en va-t-en-guerre,
Que seule leur carrière excite,
Qu’ils voient briller en pépite.
Déjà vu par le passé,
Se croyant fort inspirés,
Après quelques temps d’honneurs,
Finirent dans les profondeurs.
On peut être grand un temps.
Puis un jour, fin du printemps.
Vous vous croyez invincibles,
De nulle flèche être la cible ?
Rien, qui par un jour ne naît,
Un autre jour disparaît.
Délectez-vous du pinacle,
Savourez l’heure du spectacle.
Un jour, le vent tournera.
Puis il vous emportera . . .
Après le temps des félons,
Au peuple enfin la raison.
© Pierre Couchard
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