Haïkus au fil du temps . . .

 

 

 

Plaisir de chanter
A tout moment en tout lieu
Se laisser aller

 

Un zodiac en mer
D’énormes vagues se déchaînent
Traversée d’enfer

 

La ville en vélo
Pas toujours de tout repos
Il faudra du temps

 

Un immense merci !
Une porte ouverte sans réserve
Un moment magique

 

Bien étrange affaire
Devait parler, fut noyée
On ne saura pas

 

Une facture salée
Pour quatre vingt dix convives
Sacrée casserole

 

On accuse le chef
Silence des autorités
Cela est suspect

 

Instant de bonheur
Entre animaux partagé
Sage et profitable

 

La France va sombrer
En raison des Europhiles
L’Allemagne est heureuse

 

Ce n’est pas nouveau
Chaque farce veut un dindon
Le prochain, c’est toi ?

 

Bill et Mélinda
Des prénoms qui sonnent doux
Mais c’est à trembler

 

Mensonge au grand jour
Bien trop fiers pour s’excuser
Honte au vil orgueil

 

Les vautours s’acharnent
Pour des intérêts sordides
L’enfer les attend

 

Bravo Professeur
Sans faille le cap maintenu
Grande dignité

 

Colombes ou vautours
Chacun leur utilité
Pas le même message

 

Un pré au printemps
Les fleurs jaunes et l’herbe verte
Tes cheveux aux vents

 

Tu étais si belle
Le temps s’est joué de toi
Ton charme est ailleurs

 

Égrainer les heures
Toute une nuit de souffrance
Jour long à venir

 

École de commerce
Belle carrière en marketing
Fin en burn-out

 

La douce insouciance
Beaucoup en ont profité
Jusqu’à l’indécence

 

Pour tomber malade
N’attendez pas le week-end
Le risque est plus grand

 

Les rayons sont pleins
Pas besoin de s’inquiéter
Consommons encore

 

Au sombre avenir
Opposons nos joies et rires
Toujours ça de pris

 

Échiquier mondial
On connaît les Roi et Reine
Qui sera le Fou

 

Avec le sourire
Il vend la Route de la Soie
Drame en gestation

 

Régime bananier
Choyer copains et coquins
Bonnes planques pour chacun

 

Souvent pour un rien
Cessons de nous quereller
La vie est si belle

 

Plus dur de partir
Rester à proximité
Tant à découvrir

 

Agneau dans ton pré
Oser t’enlever ce bonheur
Prendre un autre plat

 

Au jeu des alliances
Vont et viennent les liaisons
Question d’intérêts

 

Le pouvoir du maître
La soumission obligée
Les disciples en pleurs

 

S’il disparaissait
Le pays serait en liesse
Mais ce n’est qu’un rêve

 

C’en est terminé
Plus qu’une page à tourner
Souvenir et temps

 

La nuit veut venir
Au loin le soleil résiste
Demain il revient

 

Chaude cérémonie
Tous les proches font corps et qu’un
La paix est en nous

 

Journée magnifique
Puis ce soir viendront des pleurs
Penserons à toi

 

Ose franchir l’obstacle
Une fois de l’autre côté
La vie t’est offerte

 

C’est riche et varié
Comme eut dit Ricé Barrier
Paysage sublime

 

Un immense bravo
Et des milliers de mercis
Aux sauveurs de vies

 

Après tant d’années
Des nuits aux désirs ardents
Corps encore aimé

 

Les dix chattes hurlaient
Au désir de voir l’amant
Scandale en son temps

 

Menés en bateau
Loin de ce que nous avions
Un drôle de voyage

 

L’idée était belle
Nous l’avons crue dur comme fer
Elle n’était que leurre

 

Traitres à la nation
Ils nous conduisent à la ruine
Europe kafkaïenne

 

Les Améridiens
Ils ont été affamés
Bientôt notre tour

 

Ma main sur ce ventre
Qui porta nos deux enfants
Je vais bien dormir

 

Tu es monté tard
Et moi je suis ta grenouille
C’est ce que l’on croit

 

Nuit noire yeux fermés
Je te vois de mes caresses
Douce et chaude ambiance

 

Bateau égaré
Par le barrage aspiré
Ne peut s’échapper

 

Lunettes sur le nez
Les yeux fermés dans la nuit
Les rêves sont plus nets

 

La vie parmi nous
Un jour elle est emportée
Place au temps de deuil

 

Nourrir ses pensées
En l’absence de l’être cher
Dans son souvenir

 

Elles ne veulent que vivre
Leurs tyrans les interdisent
Souhaitons qu’elles l’emportent

 

Ne mènent pas qu’à Rome
A toi de choisir le bon
Vie n’a qu’un chemin

 

Malin le devin
Qui peut prédire le futur
Grande incertitude

 

La sobriété
Un sage concept oublié
Il va revenir

 

Jets cloués au sol
Le vent aurait-il tourné
Changement dans l’air

 

Sabotage en mer
A qui profite le crime
Plus tard nous saurons

 

Bientôt le départ
Je n’en ai plus pour longtemps
A toi nouvelle vie

 

Nuitées insolites
Du piment dans l’ordinaire
Bon pour le bonheur

 

Heureuse ou contrainte
La décroissance est en route
Autant bien la vivre

 

Sur ma bouche assise
Libre et offerte comme jamais
La suite est suave

 

Trop longtemps en paix
Embraser le continent
C’est en gestation

 

Vont-ils arriver
Ils sont haineux et armés
Quel accueil offrir

 

En lui rajoutant
Deux jolies petites moustaches
On comprendrait mieux

 

Vacances terminées
Pour nos députés pantins
Place à la vacance

 

S’étirer le corps
Avant de sortir du lit
Moment bénéfique

 

Si dès le lundi
Tu penses déjà au week-end
Change donc de boulot

 

Sacrés godillots
Ils s’ébrouent dans tous les sens
Que de vent brassé

 

Sur toi veille l’oeil
En tout lieu et à toute heure
Sens-toi protégé

 

Jolis petits rats
Entre pointes et entrechats
Magique opéra

 

La grande muette
N’a pas dit son dernier mot
L’oreille sera sourde

 

Un acte gratuit
Seul plaisir de faire du mal
Cracher son venin

 

Un jour de leurs actes
Souhaitons qu’ils aient à répondre
Châtiment hors pair

 

Sur l’Île-aux-Plaisirs
Soir avec elle aux désirs
Nos pensées s’inspirent

 

Finie la prison
Retrouvée la liberté
Mais aussi ses pièges

 

Une fesse en main gauche
Ainsi qu’un sein en main droite
Bonheur des rondeurs

 

Garder un secret
Dur et lourd à soi tout seul
Pourtant à ce prix

 

Tu es sur le coup
Accroche-toi jusqu’au bout
Bientôt la victoire

 

Comment revenir
Exclus d’une telle violence
Ce n’est pas possible

 

Jour du jugement
Un châtiment exemplaire
Notre délivrance

 

Trouver le mot juste
A propos, au bon moment
Exercice de style

 

Sur les quais de gare
Les voyageurs vont et viennent
Toutes ces vies se croisent

 

Malgré tous les morts
Encore traités d’antivaxx
Les non injectés

 

Dans le matin clair
Bercé d’actualités
Réveil d’idées noires

 

Chez les Grands Bretons
Il pleut des chats et des chiens
Nous on dit des cordes

 

Comme un parapluie
De l’enfance à la vieillesse
Déplie puis replie

 

La bombe atomique
Eux seuls l’ont utilisée
Jamais inquiétés

 

Dans sa cheminée
Que du bon bois de Boulogne
Et un bouffadou

 

Il est dit Géant
Parmi les 80 puys
Dominant la chaîne

 

Longs et effilés
Ils caressent les octaves
Plaisir des oreilles

 

Sous ces eaux dormantes
Toute une vie fourmille
Source d’avenir

 

Tous ces beaux parleurs
Qui défilent sur les plateaux
La source ne tarit

 

Avant toi j’étais
Tu es et je ne suis plus
Continue à être

 

Le rouge en avant
La couleur du passionnel
Celle aussi du sang

 

Le raisin est mur
Arrive le temps des vendanges
Puis le vin à boire

 

Oubli Khashoggi
Se rafraîchir la mémoire
Question de devoir

 

A manger pour tous
Il va falloir composer
Qu’en pensent les bovins

 

Le calme est en toi
Toutes tes pensées s’apaisent
Sereinement, va

 

Spectateurs dociles
Comptent les points sans y croire
Puis la guerre éclate

 

Un bébé lama
A l’aise même s’il vient de loin
Du bonheur à voir

 

Les salles de torture
On les croirait d’un autre âge
Elles sont à nos portes

 

Un jour dans la peine
Couleurs fades, au mieux pastelles
Soir lent à venir

 

Unissons les corps
Ensemble ils seront plus forts
Leurs cœurs moins meurtris

 

Enlevées les broches
Mobilité retrouvée
C’est un grand plaisir

 

Bouée rouge en vue
Un nageur est en dessous
Il faut l’éviter

 

Les gendarmes sonnent
Leurs quelques mots sont glaçants
Et la vie bascule

 

La peur de la mort
Elle empêche souvent de vivre
Mais pas de mourir

 

Être heureux d’un rien
De ce que l’on nomme bonheur
Est une recette

 

Quand on n’est que veau
Dirigé vers l’abattoir
C’est Mort ou Sursaut

 

Un ciel bas et lourd
Se répand sur la campagne
Charme de l’automne

 

J’en suis convaincu
L’inégalité des chances
Vaut un ministère

 

Silence pesant
Il n’y a plus de commerces
Le village se meurt

 

Mangeons des fruits
Dans le respect des saisons
N’en sont que meilleurs

 

Covid ténébreux
Mais grâce à vous la lumière
Merci les amis

 

Manger un des cerfs
Pour tout plat de résistance
Bonheur du chasseur

 

Il est des tortures
Où le bourreau souffre aussi
C’est bien du gâchis

 

La peur de la mort
Elle empêche souvent de vivre
Jamais de mourir

 

Comptez les lèche-culs
Ils pullulent de partout
Comme aux temps des rois

 

Un peuple abruti
Des dirigeants vérolés
Et vogue la galère

 

Quelques-uns déconnent
L’autorité réagit
Nous subissons tous

 

Roman national
Écrit par des corrompus
On doit adhérer

 

Il faudrait agir
Journée de labeur en vue
Trop bien sous la couette

 

Tous ces rigolos
Des ministres aux journalistes
Gangrènes du pays

 

Deux papillons volent
Mais qu’ont-ils donc dans la tête
On dirait qu’ils s’aiment

 

Des blés en farine
Le pain bientôt en étale
Avoir de quoi manger

 

Par monts et par vaux
Tout ce chemin parcouru,
Ils sont épuisés

 

Un rafiot de fortune
Par mer calme et pleine lune
Périlleux voyage

 

Des mots en chanson
Une mélodie accompagne
Le message passe

 

Bleu radieux du ciel
Des avions de chasse décollent
Pluie de bombes soudaine

 

C’est l’après-midi
Dans le jardin l’enfant joue
N’en demande pas plus

 

Rondes à croquer
Ivresse de leurs couleurs vives
Le plaisir des yeux

 

Ainsi qu’un calice
Entre mes mains ton bassin
Pour moi cette ivresse

 

Le ciel devient noir
Le gros temps va s’installer
Finis les beaux jours

 

Juste pour le plaisir
Porter des coups sans raison
Pourquoi tant de haine

 

Discrètement éteinte
Un zigoto lui succède
Couronne mal en point

 

L’Allemagne fut vaincue
Puis vint l’aubaine de l’Ukraine
Vengeance sur les Russes

 

Mes pensées ce soir
Aux Ukrainiens russophones
Que les Azov torturent

 

Prends moi dans tes pattes
Pour un gros câlin douillet
Titoutou d’amour

 

Ces chefs qui sont ânes
Où vont ils donc nous conduire
L’abîme n’est plus loin

 

Les opportunistes
En raisonnant à court terme
Eux aussi détruisent

 

Reluisent dans la nuit
De la pleine lune éclairés
Les poils du berger

 

Électricité
On devra la partager
Les nantis aussi ?

 

Cadeaux somptueux
Que l’on croyait généreux
Ne flattaient qu’ego

 

Volcans endormis
Aux douces rondeurs apaisantes
Sans cesse contemplées

 

Les ors disparaissent
Ne s’en émeuvent les sages
Richesse des songes

 

Lové contre toi
Dans l’attente du jour qui vient
Moment de bonheur

 

Ils veulent nous voler
La richesse qui est en nous
Sachons nous méfier

 

Route de la Soie
Qui dessine le nouveau monde
Avance à grands pas

 

Sordide arme blanche
Au bout du quai c’est la mort
Qu’il allait croiser

 

Ainsi qu’un calice
Entre mes mains ton bassin,
Ivresse annoncée

 

Un peuple abruti
Des dirigeants vérolés
Futur incertain

 

Le père est un guide
S’il est absent pour l’enfant
Comment le vit-il ?

 

Traité d’en.cu.lé
Rit, s’en tape, comme de ta France
Toi, tu en penses quoi ?

 

Ce type est abject
Du génie en politique
N’en a que le mal

 

Comptez les fayots
Ils grenouillent de toutes parts
Comme aux temps des Rois

 

Fourche du diable en main
Il extirpe la gentiane
Geste de Titan

 

Malgré la nuit noire
Elle continue de tourner
Demain jour levant

 

En pays d’Aubrac
Lignes d’horizons lointains
Libèrent les pensées

 

Heure devenant grave
Quand sont interdits les textes
Non conventionnels

 

Je le vois venir
A pas feutré de Panzer
Ce noir avenir

 

Tirer sur la corde
Quelles seront les conséquences
Si d’un coup elle casse

 

Petit doigt cassé
A lui seul peut tout changer
Dans ton quotidien

 

Des ordres sordides
A l’encontre de soignants
Croyez vous qu’ils dorment ?

 

De toute la cinquième
Jamais fut autant haï
Que ce Président

 

On le dit vaccin
Il n’est pas sûr que Pasteur
Soit du même avis

 

Papillon de nuit
Autour de la lampe tourne
Elle s’éteint, il part

 

D’un doigt délicat
Tendres et douces caresses
Désir puis plaisir

 

Même après leur mort
De leur vivant tant abjects
Dure paix intérieure

 

Savoure ton bonheur
Qui est là devant ta porte
Demain l’on ne sait

 

Toute dénudée
Une folle envie d’être aimée
Vienne le clair de lune

 

Toutes les mamans
Puisse-t-on encore longtemps
Leur clamer je t’aime

 

Fraîchement coupée
Herbe verte bientôt en foin
Réserves d’hiver

 

Vite que vienne le soir
Dans la nuit se laisser choir
Pour ta source boire

 

Avions dans le ciel
Tapissent la nuit de leurs bombes
Désespoir au sol

 

Manipulation
Les foules ont été bernées
Jusqu’où ira-t-on ?

 

C’était tôt, printemps
Et pour nous la découverte
L’amour était né

 

Mes mains sur ton corps
Tes ronrons de chatte heureuse
Nos nuits apaisées

 

Maladie je t’aime
Mais celle des Amoureux
Prends-moi dans tes bras

 

Eau, boir’ à ta source
S’enivrer de ta pur’té
Se laver l’esprit

 

Je t’entends dehors
Merci pour ton chant l’oiseau
Dedans il apaise

 

Laisse-les monter
Sur eux tu ne peux agir
Mets-toi à l’abri

 

Planter des salades
Arroser, les voir grandir
Demain s’en nourrir

 

Serions nous des Bill ?
La logique du Bill doseur
En bloc rejetons !

 

Brumes du matin
Attendons qu’elles se dissipent
Nous verrons plus clair

 

Déclin du soleil
De nouvelles pensées surgissent
Et la nuit prend vie

 

S’il faut rationner
Que les golfs soient sauvés
Pour eux gardons l’eau

 

La nuit va tomber
Avec elle viennent les songes
Beaux ou terrifiants

 

Lentement le temps
Une à une les égraine
Secondes et heures

 

Lasse d’être féline
Une féroce tigresse
D’un coup devient-elle

 

Soignants suspendus
Au-delà de la raison
Violence inouïe

 

Sortir du sommeil
Caressé par les rayons
Du soleil qui brille

 

Construire le bonheur
Une lente et longue patience
Un rien le détruit

 

Vérité d’un jour
Que l’on grave dans le marbre
Soudain balayée

 

Douceur de l’écrin
De plaisir aller venir
Puis s’abandonner

 

Ce matin encore
Pour démarrer la journée
Sur ton corps mes mains

 

Quand le chef est nul
Et qu’il se croit le plus fort
Le pire à venir

 

Petit déjeuner
Puis aussitôt avalé
C’est l’envie de chier

 

Musique je t’écoute
Je note que tes notes m’apaisent
Sans jamais lasser

 

 

©  Pierre Couchard

Création protégée par licence
Creative Commons
Merci d’en respecter les termes d’utilisation

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Modification du texte non autorisée

Utilisation commerciale soumise à autorisation

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