A l’impromptu
Un soir d’été à l’impromptu
Dans mon jardin elle est venue
Aussi frêle qu’un papillon
Juste drapée d’un cotillon
Cela valait bien un bonjour
Dans cette ambiance un peu glamour
Un grand hélas à chaque fois
Que j’essayais à basse voix
De lui glisser un petit mot
Elle volait telle un oiseau
En butinant de fleur en fleur
Toute charmée de leurs senteurs
Pas un seul mot que des caresses
Dans une danse digne d’ivresse
J’aurais aimé qu’elle s’asseye
Que l’un et l’autre on s’émerveille
De cet instant insoupçonné
Qui fleurait bon la liberté
À maints moments je l’ai sentie
Prête à parler de ses envies
Mais à peine effleurée sa main
Que ce désir devenait vain
Pourquoi est-elle venue me voir
Était-ce un jeu de balançoire
Au mouvement de va-et-vient
Qui se finit dans un plus rien
Subitement elle s’est enfuie
Me laissant seul rempli d’ennui
Sans importance ainsi s’achève
Ce qui n’était qu’un simple rêve
Un jour prochain la reverrai-je
Entends-je dire que je galèje
© Pierre Couchard
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