Âne-imal
On avait eu pour coutume
D’affubler d’un bonnet d’âne
Les élèves dont la plume
Tombait trop souvent en panne
D’où est venue cette idée
Totalement injurieuse
Pour l’enfant ou l’équidé
Elle est loin d’être glorieuse
C’est en effet mal connaître
Ce qui se passe dans la tête
De ces charmants petits êtres
Vite qualifiés de bêtes
Attardons-nous un moment
Dans quelque coin de campagne
Pour repérer dans un champ
Un bel âne et sa compagne
Sans que ce soit un troupeau
C’est un autre qu’il lui faut
Pour qu’il vive en plénitude
N’aimant point la solitude
D’un son curieux quand il brait
A nul autre comparable
Nous inquiéter il pourrait
Alors qu’il n’est point le diable
C’est par ses grandes oreilles
Qu’on le reconnaît de loin
Toujours aux aguets elles veillent
Du temps qu’il mange son foin
Sans trompette ni tambour
En sachant être patient
Prenez le temps d’un bonjour
Il se montrera confiant
A la saison des amours
Et des charmes de l’ânesse
Se ferait-il troubadour
Pour conquérir sa princesse
Que les dieux soient avec eux
Pour qu’un fruit de leur union
Les rende bientôt heureux
Ces deux charmants compagnons
Qu’y a-t-il de plus mignon
Que la venue d’un ânon
Qu’on lui voit ou non des balzanes
C’est certain le beau naît d’âne
© Pierre Couchard
Mes différents écrits
Haïkus
Une foule d’haïkus aux sujets variés
Poèmes
Une liste de tous les poèmes que j’ai écrits
Chansons
Chansons en recherche d’interprètes
Recevoir les prochaines parutions
Si ce que vous avez lu vous a plu, je vous propose de vous inscrire pour recevoir les prochaines parutions dès leur mise en ligne. Fréquence variable et aléatoire, selon l’inspiration . . .