La chatte et l’oiseau
Bel après-midi de printemps
Bercé d’un soleil éclatant
N’est-ce pas un moment idéal
Pour le repos d’un animal
Il s’agit d’un ou plutôt d’une
Qui ici sans vergogne aucune
Profite du confort douillet
D’un intérieur tel qu’il nous plaît
C’est allongée de tout son long
Sur le canapé du salon
Qu’elle songe à ces moments de chasse
Où la proie tombe dans sa nasse
Ne puis davantage le taire
D’autant que ce n’est point mystère
Connue excellente acrobate
Il s’agit ici d’une chatte
Si lui parlent les campagnols
C’est de l’oiseau dont elle raffole
Perverse, des premiers elle s’amuse
Quant au second de ruse elle use
Elle aimerait être sa cage
Et pour cela fait un saccage
Amenant de vie à trépas
Tant ibis que wakapapa
Pour ses besoins les plus intimes
L’oiseau est son désir ultime
L’emprisonner entre ses griffes
Sans crainte qu’il ne se rebiffe
Le savoir libre comme l’air
Quand elle est confinée à terre
Alors qu’une autre prédatrice
Pourrait se faire admiratrice
S’arrête ici la réflexion
Urgence est le temps de l’action
Finie la sieste elle va dehors
Sur un oiseau jeter un sort
En rien de temps devient féline
L’air aguicheur l’humeur câline
Un bel oiseau passant par là
Tombe aussitôt dans ses appâts
Jubilation elle l’étrille
Avant que soudain la titille
Une autre idée tout aussi pure
Guidée par la seule nature
Fini le rêve des hauteurs
C’est maintenant les profondeurs
Qui la détournent de l’oiseau
Voyant un beau poisson dans l’eau
Insatiable de convoitises
La chatte a soif d’autres sottises
Que d’enfers pour son paradis
Pas seule hélas à vivre ainsi
© Pierre Couchard
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