Lune
Là se croyant dans un château
Sur sa paillasse de fortune
Cette nuit noire de l’été chaud
Il contemplait béat la lune
Jamais si près ne l’avait vue
Et surtout pas dans sa maison
Mais ce soir-là elle est venue
En messager de Cupidon
C’est allongé bien sur le dos
Qu’il contempla celle qui vint
Lune de fraise dans son manteau
Qu’elle enleva d’un geste fin
Sur son visage envahissante
Il était d’yeux émerveillés
Elle qui des lèvres béantes
Se chaloupait toute mouillée
Il ne pouvait qu’offrir sa langue
Dessous cette danse endiablée
A l’abri des viles harangues
Sans risque d’être débusqué
Se sachant une proie facile
Elle se prêta de suite au jeu
Bien décidée à être habile
Pour honorer la belle en feu
Majestueuse devant lui
Sans lui laisser d’échappatoire
C’est tout au long de cette nuit
Qu’il n’eut de cesse de la boire
Heureux d’aller jusqu’à l’ivresse
Sans qu’il n’y ait de profondeur
Tenant en main ces jolies fesses
D’un soir sources de pur bonheur
© Pierre Couchard
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